L’anesthésie régionale sous échographie à l’urgence pour prévenir le délirium chez les patients avec une fracture de la hanche (EDU RAPID)

 

Chercheur du CRCHU de Québec : Marcel Émond

Autre(s) chercheur(s) : Jacques Lee, Jordan Chenkin, Howard Ovens, Anil Chopra, Marco Sivilotti, Joseph Newbigging, Hans Kreder, Jeffrey Perry, Michael Woo, Alexander Kiss, David Ryan, Raoul Daoust, Tina Bhandari, Chris Idestrup, Don Melady, Mary Tierney, Bjug Borgundvaag, Richard Jenkinson, Steven Friedman, Oleg Safir, Lynn Haslam et Stéphane Pelet.

La fracture de hanche est un « fardeau » pour le système de santé. Il est estimé que près d’un milliard de dollars y sont consacré par année dans le pays.  Ce « fardeau » risque d’augmenter au cours des prochaines années vu l’accroissement du vieillissement de la population.  Le nombre total absolue augmentera de près de 45 % dans les prochaines années malgré une diminution relative de son incidence dans la population.  Le délirium est une complication redoutée lors de fracture de hanche.  Cet épisode de confusion amène plusieurs problèmes pour le patient et sa famille.  Notamment, une atteinte de l’autonomie, un délai d’hospitalisation et même parfois le décès.  L’utilisation d’une anesthésie régionale, soit le blocage d’un nerf avec une injection, diminuerait la douleur et la survenue du délirium pour les patients avec une fracture de hanche.  Malheureusement, l’anesthésie régionale sous échographie demeure sous utilisée par les urgentologues, malgré les évidences sur l’efficacité de cette technique.  L’utilisation de cette technique fut démontrée sécuritaire pour le patient :Une stratégie d’implantation est nécessaire afin d’améliorer et promouvoir son utilisation.

 

Objectif principal: L’objectif principal de cette étude est de mesurer la proportion de nouveau cas de délirium à 7 jours après la blessure ou la visite à l’urgence en fonction de l’administration ou non du bloc nerveux.

Déroulement: Une étude randomisée en grappe et en étapes (« wedge »), où le médecin d’urgence est randomisé à recevoir la stratégie KTP (Knowledge To Practice Intervention) sera utilisée. Les médecins seront randomisés par petit groupe à recevoir la formation sur une période d’environ 18-20 mois.  Ainsi, les premiers médecins formés seront encouragés à appliquer le blocage nerveux sur leurs patients éligibles durant leurs quarts de travail.  Le bloc sera fait dans les 2 heures suivant la confirmation de la fracture sur la radiographie. Les autres médecins seront les contrôles (ainsi que leurs patients avec fracture de hanche durant cette période), après 8-9 semaines, un autre petit groupe de médecins seront randomisés à la formation et appliqueront maintenant le bloc nerveux.  Le processus se répètera jusqu’à ce que tous les médecins participants aient été formés avec la stratégie KTP.  Tous les patients ayant une fracture de hanche auront une chirurgie et seront suivi par l’équipe de recherche qu’ils aient eu ou non l’anesthésie régionale.  Le suivi se fera jusqu’à 7 jours suivant sa blessure et ou sa visite à l’urgence, ce suivi permettra d’obtenir les issues de l’étude.  Le médecin effectuant le bloc nerveux demandera un accord verbal au patient pour rencontrer l’équipe de recherche.  Les patients n’ayant pas eu de bloc (contrôle) seront approché initialement par l’équipe traitante pour avoir un accord verbal.  Le consentement écrit pour l’administration de questionnaires et du suivi sera effectué par l’équipe de recherche suite au premier contact chez les patients.

Hypothèse: Il est suggéré qu’une stratégie de transfert des connaissances et des pratiques (Knowledge To Practice Intervention-KTP) pourrait faciliter et encourager le médecin d’Urgence à utiliser la technique d’anesthésie sous échographie et influencer le devenir du patient.

Résultats attendus : L’utilisation précoce, à l’urgence, du blocage nerveux pourrait diminuer le nombre de nouveaux cas de délirium suite à une fracture de hanche.

 

Projet subventionné par IRSC

Chercheur principal

Jacques Lee, PI, Sunnybrook health Sciences center

Co-Chercheurs et leur affiliation :

Marcel Émond, Co-PI, M.D. M.Sc. CCMF(MU) FRCPC, Urgentologue, Hôpital de l’Enfant-Jésus, Clinicien- Chercheur, CHU de Québec
Howar, Ovens, Co-PI, MT. Sinai
Anil Chopra, Co-PI, University of Toronto
Marco Sivilotti, Co-PI, Queens University
Joseph Newbigging, Co-PI, Queens University
Hans Kreder, Co-PI, Co-PI, Sunnybrook
Jeffrey Perry, Co-PI, Ottawa Hospital Research Institute
Michael Woo, Co-PI, University of Ottawa
Alexander, Kiss, Co-PI, Sunnybrook
David Ryan, Co-PI, Sunnybrook
Raoul Daoust, Co-PI, Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal (HSCM)
Tina Bhandari, Co-PI, Sunnybrook
Chris Idestrup, Co-PI, Sunnybrook
Don Melady, Co-PI, Mt. Sinai
Mary Tierney, Co-PI, Sunnybrook
Bjug Borgundvaag, Co-PI, University of Toronto
Richard Jenkinson, Co-PI, Sunnybrook
Steven Friedman, Co-PI, University of Toronto
Oleg Safir, Co-PI, Mt. Sinai
Lynn Haslam, Co-PI, Sunnybrook
Stéphane Pelet, Co-PI, Hôpital de l’Enfant-Jésus, Chu de Québec
Jordan Chenkin Co-PI, Sunnybrook

Coordonnatrice de recherche (site de l’Enfant-Jésus, CHU de Québec): Suzy Lavoie